Pourquoi la plupart des professionnels ne savent pas combien leur coûte réellement l’encaissement ?
- Quichoisir.fr

- 24 avr. 2024
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 2 jours
Beaucoup de professionnels savent combien ils encaissent chaque mois.En revanche, très peu savent ce que leur coûte réellement l’encaissement.
Non pas par manque d’attention ou de compétence, mais parce que le système est rarement conçu pour être compris facilement. Les frais existent, les factures aussi, mais la lecture globale reste floue. Et ce flou est souvent accepté comme une fatalité.
Ce que l’on croit payer
Lorsqu’on parle de coût d’encaissement, la plupart des professionnels pensent immédiatement à une commission ou à un pourcentage visible.C’est l’élément le plus simple à identifier, celui qui est mis en avant, parfois même résumé en une seule ligne.
Cette vision est logique. Elle permet de se faire une idée rapide, sans entrer dans les détails.Mais elle donne aussi l’impression que le coût est connu, maîtrisé, alors qu’il ne s’agit souvent que d’une partie de l’ensemble.

Ce que la facture ne montre pas clairement
Une facture d’encaissement regroupe rarement tous les éléments au même endroit.Certains frais sont mensuels, d’autres ponctuels. Certains sont liés à l’utilisation, d’autres à la détention d’un matériel ou d’un service.
À cela s’ajoute un vocabulaire parfois technique, hérité de contrats signés à différents moments, pour des besoins qui ont évolué depuis.Pris séparément, chaque élément peut sembler justifié. Pris ensemble, la lecture devient plus complexe.
Ce n’est pas que l’information est cachée.C’est qu’elle n’est pas structurée pour être comprise globalement.
Pourquoi comparer devient vite trompeur
Face à cette complexité, le réflexe naturel consiste à comparer.Comparer un taux, un coût affiché, une ligne de facture.
Le problème n’est pas la comparaison en elle-même, mais le fait qu’elle se fasse souvent sur un seul critère, sans tenir compte du contexte.Deux systèmes peuvent afficher des coûts similaires tout en répondant à des usages totalement différents.
Comparer sans intégrer la manière dont on encaisse, le volume, la mobilité ou l’organisation interne revient à comparer des chiffres sans comprendre ce qu’ils recouvrent réellement.
Le vrai sujet n’est pas le prix, mais l’usage
Un même coût peut être cohérent pour une activité et devenir contraignant pour une autre.Ce qui fait la différence, ce n’est pas uniquement le montant payé, mais la façon dont le système s’intègre dans le quotidien.
Encaisser rapidement, gérer plusieurs points de vente, travailler seul ou avec une équipe, être mobile ou sédentaire : ces éléments influencent profondément la pertinence d’un modèle de paiement.
Lorsque l’usage n’est pas pris en compte, le prix devient un indicateur trompeur.
Les signaux qui méritent d’être regardés de plus près
Certaines situations reviennent souvent :
l’impression de payer sans vraiment savoir pour quoi
la difficulté à expliquer simplement ses frais
des choix faits par habitude plutôt que par adéquation
un système qui fonctionne, mais qui semble rigide
des décisions reportées faute de clarté
Ces signaux ne signifient pas qu’il y a un problème immédiat.Ils indiquent simplement qu’un éclairage plus précis pourrait être utile.
Comprendre avant de décider
Décider sans comprendre expose à des choix approximatifs.À l’inverse, prendre le temps de lire son système d’encaissement dans son ensemble permet souvent de mieux évaluer ce qui est cohérent ou non.
Chaque activité a ses contraintes, chaque organisation ses priorités. Il n’existe pas de réponse universelle, seulement des décisions plus ou moins alignées avec la réalité du terrain.
Mieux comprendre sa situation est souvent la première étape.



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