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Encaissement par carte : Le jour où les moyens de paiement ont cessé d’être “un détail”

Dernière mise à jour : il y a 2 jours

Pendant longtemps, l’encaissement, c’était un sujet de fin de rendez-vous. On ouvrait un compte pro, on prenait le terminal de la banque, et on passait à autre chose.

Aujourd’hui, c’est l’inverse. L’encaissement est devenu un sujet central, parfois même le premier irritant. Pas parce que les professionnels se sont soudainement passionnés pour la fintech. Parce que le marché, lui, a changé. Et que les attentes ont changé avec lui.

On le voit aussi côté grand public: la carte progresse, le sans-contact explose, l’usage devient “réflexe”. Au second semestre 2024, les paiements par carte représentent environ 79% du nombre total de paiements scripturaux en zone euro, et le sans-contact continue d’augmenter fortement.

Quand l’usage devient massivement digital côté clients, l’encaissement n’est plus une option technique. C’est une expérience.


Un basculement silencieux: l’expérience B2C arrive en caisse



Le meilleur accélérateur de changement, ce ne sont pas les comparateurs. Ce sont les habitudes.


Quand un client gère son argent sur mobile, ouvre un compte en quelques minutes, catégorise ses dépenses, reçoit des notifications, change un plafond en deux clics, il finit par trouver “normal” que tout soit instantané, lisible, pilotable.


Les professionnels, eux, sont aussi des consommateurs. Ils vivent cette fluidité au quotidien. Et ils se demandent, logiquement, pourquoi leur encaissement professionnel reste parfois un monde à part.


Dans certains secteurs, la comparaison est brutale: côté perso, tout est clair; côté pro, l’encaissement ressemble encore à un puzzle..


Ce que les banques ont laissé s’installer: l’opacité, même involontaire


Le point n’est pas “les banques sont mauvaises”. Le point est plus simple: beaucoup de banques ont construit l’encaissement comme un service bancaire, pas comme un produit d’usage.


Résultat typique:


  • des grilles tarifaires réelles mais difficiles à relier à la vie du commerce


  • des frais qui ne parlent pas le même langage que le terrain (qui pense en paniers moyens, en pics d’affluence, en mobilité, en encaissement multi-sites)


  • des options ajoutées au fil du temps, parfois sans vision d’ensemble


Et surtout, un problème de perception: quand le professionnel n’arrive pas à reconstituer une histoire logique entre “ce que je fais” et “ce que je paie”, la confiance baisse. Même si la solution marche, l'encaissement par carte créé une réflexion.


Le vrai déclencheur n’est pas le prix. C’est le contrôle.


Les pros qui bougent ne le font pas toujours parce qu’ils veulent payer moins. Beaucoup le font parce qu’ils veulent comprendre, piloter, ajuster.

Ce qu’ils cherchent, c’est un tableau de bord mental:

  • comment je suis facturé

  • qu’est-ce qui varie

  • qu’est-ce qui est fixe

  • à quel moment je dois agir

C’est un besoin de contrôle, pas un besoin de promo.

Et ce besoin s’est renforcé parce que le paiement est devenu plus dense: plus de transactions, plus de sans-contact, plus de paiements mobiles, plus d’attentes de vitesse et de fiabilité côté clients.


Encaissement par carte quichoisir.fr

Pourquoi les solutions “hors banque” séduisent, même sans discours marketing

Les alternatives qui gagnent du terrain (sans les nommer) ont compris un truc: l’encaissement n’est pas une extension bancaire. C’est un produit.

Elles avancent souvent avec trois leviers très simples:

  1. Mise en place rapide, moins de friction.

  2. Structure de coûts plus facile à lire.

  3. Outils pensés pour l’usage (mobilité, simplicité, pilotage).

Rien de magique. Juste une logique produit. Et quand la logique produit rencontre le terrain, l’adoption suit.

On retrouve d’ailleurs ce même schéma dans la banque elle-même: certaines neobanques insistent sur la clarté des tarifs et l’absence de frais de tenue de compte sur certaines offres, parce que la lisibilité est devenue un argument en soi.

Encaissement par carte : Le facteur que tout le monde sous-estime: le temps


Dans un commerce, dans un cabinet, dans une activité mobile, le temps est un coût.

Le professionnel ne veut pas “optimiser” pendant des heures. Il veut une décision rapide, défendable, et qui ne casse pas l’organisation.

C’est pour ça que les discussions d’encaissement se jouent rarement sur des comparatifs géants. Elles se jouent sur deux questions concrètes:

  • est-ce que mon encaissement colle à ma façon de travailler?

  • est-ce que je comprends ce que je paie et pourquoi?

Quand la réponse est non, le terrain devient favorable aux alternatives.


Ce que ça annonce pour la suite


Ce mouvement n’est pas seulement B2B. Il est alimenté par le B2C.

Les clients ont adopté une culture de la simplicité financière. Les professionnels importent cette culture dans leur activité, parce qu’ils n’ont plus envie de “faire avec” quand une expérience plus claire existe ailleurs.

Dans les prochains articles, on ira plus loin, sans vendre, sans marque, sans promesse:

  • les 5 signaux qui montrent qu’un encaissement n’est plus adapté à l’usage

  • pourquoi “comparer” trop tôt fait perdre du temps (et parfois de l’argent)

  • comment lire une facture d’encaissement sans être expert


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